Edito

CHANTS D’ELLES, le festival des voix de femmes, de leur cheminement au travers des âges et sociétés : celui, en somme, de la voie des femmes !

21 ans... Celle d’une majorité universelle : après l’intense édition anniversaire des 20 ans en 2019... un festival 2020 qui veut parier sur un “monde d’après” grâce à la poésie musicale et aux regards de femmes sur l’art et la civilisation moderne, malgré les crises mondiales qu’elle subit.

Celle du passage de relais : nouvellement présidente, j’ai été approchée par Corinne Delahais du fait de nos implications communes au sein d’associations d’aide aux migrant.e.s. Après avoir découvert le festival en 2013 en tant que spectatrice, artiste en 2016 et 2019, elle m’a proposé de prendre le relais parce que nous partageons des valeurs communes fortes comme celles de la culture moteur d’espoir et le vœu que la musique et le spectacle vivant perdurent en tant que porteurs de lien social.

De la re-création : celle de la nouvelle identité visuelle de Chants d’Elles, représentative de nos réflexions passées et présentes, comme une passerelle d’une édition à l’autre et en écho aux mouvements de société ; voici donc un visuel “pop”, de la culture comme on dit “pop”, populaire. Dans le sens premier du terme, venant du peuple et pour lui. Par cette image un peu à la Roy Lichtenstein peintre emblématique du pop art, Julien Crespy notre graphiste, a conçu un visuel à l’instar de cette nouvelle édition : une symbolique entre le “rétro-vintage” de nos racines et un rendu très contemporain qui défend une pop lumineuse marquante et traçant sa voie au travers des modes.

Un voyage de notes normandes et d’ailleurs : du local à l’international et inversement... Revenir à nos artistes de cette grande région normande qu’est la nôtre, à la fois proche et vaste : les faire se rencontrer au sein des diverses formes de nos événements, leur donner l’occasion de présenter leurs univers multiples à d’autres artistes d’horizons variés et surtout permettre ces découvertes aux publics d’un territoire déjà étalé sur les deux départements que sont la Seine-Maritime et l’Eure.

Des luttes par et pour la culture : afin d’étendre toujours et de consolider la cartographie “chantdellienne”, nous avons co-construit de nouveaux partenariats au sein de lieux ou d’associations encore parfois peu connus de nos publics. Nous continuons aussi à défendre les droits culturels, dans la poursuite de notre mission d’éducation populaire et dans la ferveur d’une exception culturelle française heureusement encore existante, à laquelle tout un.e chacun.e doit avoir accès - surtout en cette période de pleine interrogation sur l’avenir - en proposant à des centres sociaux-culturels rouennais, d’accueillir des artistes intervenant.e.s, en direction de publics spécifiques.

Chants d’Elles, comme une lumière composée : cette année encore nous aurons à faire à la beauté de la diversité musicale qui adoucit les mœurs. Un rythme de festival qui permettra, grâce à tou.te.s les artistes qui nous feront l’honneur de - je cite Adélys (*), “performeuse fantaisiste” comme elle aime à se nommer - “créer des bulles de résistance à la morosité” ! Merci de tout coeur et bravo à elles de réanimer nos oreilles et nos pensées par leurs arts plus que jamais vivants.

(*) artiste invitée au Trianon Transatlantique, qui clôturera la 21e édition de Chants d’Elles, le 27/11 (cf page 25).

La 21e édition du festival offrira à tou.te.s des moments de : musiques, chansons, rencontres, ateliers artistiques, radio, expositions, spectacles jeunes public, cinéma, théâtre, humour, performance, poésie, écologie et... humanisme.

Ensemble, écoutons chanter le monde.

La Présidente
Charlotte goupil


MERCI MADAME,

Au creux de l’été, la disparition de Gisèle Halimi nous a profondément bouleversé.e.s. Immense avocate, elle aura été de tous les combats pour faire reconnaître le droit des femmes, leur dignité, leur liberté. Militante acharnée, défenseuse des plus déshéritées et malmenées, défricheuse sans repos des causes féministes, elle a ouvert la voie à d’autres femmes, leur permettant ainsi de prendre la relève. Gisèle Halimi est une de ces femmes qui a démontré qu’il ne faut jamais se résigner et toujours se battre pour obtenir réparation contre l’injustice. Elles sont nombreuses de par le monde à tracer leur chemin, coûte que coûte, parfois, souvent, au péril de leur vie.

Le festival Chants d’Elles avait à cœur d’honorer dans cette 21e édition, Gisèle Halimi et toutes ces femmes connues, inconnues, qui font du mot liberté un chant de résistance ! un chant d’amour !

MERCI MESDAMES

Corinne Delahais


LES PROCHAINS SPECTACLES DU FESTIVAL